Bien que de nombreuses mesures de décarbonisation soient payantes sur le long terme, et même génèrent des bénéfices, les financements supplémentaires et la répartition des efforts à produire jouent un rôle de plus en plus important. Les 30 et quelques années perdues depuis le premier rapport du GIEC en 1990 signifient que la décarbonisation doit être fortement accélérée, ce qui revient à dire que nombre d’infrastructures, équipements et véhicules doivent être remplacés prématurément (stranded assets). À cela s’ajoutent des mesures d'adaptation, parfois coûteuses, afin de minimiser les dommages et les pertes ; et si les adaptations ne suffisent déjà plus, les dommages et les pertes doivent – dans la mesure du possible – être atténués financièrement, en Suisse comme dans le monde. Comme il a été expliqué dans le partie I consacré au budget CO2 restant, la Suisse a une grande responsabilité à cet égard, et des mesures, même onéreuses, pour l’élimination du CO2 de l'atmosphère semblent aujourd'hui indispensables.